Alternance & stage

Guide complet pour obtenir un stage à l’international

Par Maxime
6 minutes

Pourquoi viser une expérience de stage à l’étranger ?


Partir en stage à l’international n’est plus réservé aux étudiants aventureux ou aux filières linguistiques : c’est aujourd’hui un véritable atout professionnel, recherché par de nombreux employeurs. S’immerger dans une nouvelle culture, pratiquer une langue étrangère au quotidien, découvrir d’autres méthodes de travail et élargir son réseau dans un contexte global sont autant de leviers pour booster son employabilité.
Résultat ? Un stage à l’étranger vous confronte à l’inattendu, développe votre adaptabilité et prouve votre capacité à sortir de votre zone de confort — qualités incontournables dans un monde du travail en mutation.


Cadrer son projet : objectifs et destinations


Avant même de rechercher une entreprise ou une organisation, interrogez-vous sur vos motivations et objectifs :

  • Souhaitez-vous améliorer une langue ? Découvrir un secteur ? Gagner en autonomie ?
  • Avez-vous une préférence géographique (Europe, Amérique, Asie, Afrique…) ? Un pays « coup de cœur » ?
  • Le stage s’inscrit-il dans un cursus précis (stage obligatoire, année de césure, stage de fin d’études) ou dans une démarche plus personnelle ?

Réfléchissez également aux contraintes : durée possible, exigences de votre école ou université, budget, niveau linguistique, nécessité d’un visa… Cette réflexion préalable clarifiera vos critères (durée, secteur, tâches souhaitées, langue de travail) et facilitera la phase de recherche.


Où chercher un stage à l’international ? Les bons outils


La recherche d’un stage à l’étranger demande méthode et persévérance — car la concurrence y est parfois forte.
Pour maximiser vos chances, multipliez les canaux :

  • Les plateformes spécialisées : Eurodesk, ErasmusIntern, iAgora, GoAbroad, Internships.com, Civiweb, StudentJob, Globalplacement, LinkedIn Jobs, etc.
  • Les réseaux d’enseignement : Service international de votre université, bureaux des stages, associations d’anciens élèves, jumelages…
  • Les organismes d’envoi : AIESEC, Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), Agence Erasmus+, Volontariat International en Entreprise (VIE), et des organismes de placement privés.
  • Les contacts personnels : Famille, amis à l’étranger, réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Facebook), forums spécifiques (Forum étudiants à l’étranger, etc.).
  • Les candidatures spontanées : Identifiez des entreprises, ONG, laboratoires à l’étranger et proposez-leur votre profil par courriel personnalisé.

N’hésitez pas à diversifier vos « marchés » : un même secteur peut adopter des visages très différents selon le pays (culture du travail, missions confiées) — profitez-en pour explorer plusieurs pistes à la fois.


Soigner son dossier de candidature : les clés d’une approche efficace


Une candidature à l’international suppose quelques adaptations :

  • CV : Rédigez-le en anglais (ou dans la langue du pays ciblé), dans le format attendu localement (par exemple, CV anglo-saxon sans photo et axé sur les compétences ; CV allemand très structuré).
  • Lettre de motivation : Adaptez-la, en expliquant clairement pourquoi vous voulez intégrer le pays, l’entreprise et ce qui vous motive personnellement. Valorisez votre ouverture, capacité d’adaptation et votre envie d’apprendre.
  • Recommandations : Sollicitez dès que possible lettres de recommandation auprès de professeurs, employeurs précédents, responsables de stage ou encadrants associatifs. Les références sont importantes dans de nombreux pays.
  • Démontrez votre proactivité : Renseignez-vous sur la structure, montrez que vous connaissez ses projets, son environnement ou ses valeurs.

Pensez également à insister sur vos compétences linguistiques, même si vous n’êtes pas parfaitement bilingue. La motivation et les progrès comptent !


Maîtriser les aspects pratiques : visas, conventions et assurances


Les démarches administratives varient fortement selon le pays :

  • Visa ou permis de stage : Renseignez-vous soigneusement (consulats, ambassades, site gouvernemental) sur les conditions d’accès, de séjour, le délai d’obtention et les démarches à anticiper.
  • Convention de stage : Indispensable dans la plupart des cas — elle « officialise » votre stage, protège toutes les parties et rend possible l’assurance et parfois l’attribution de bourses.
  • Assurance santé / responsabilité civile : Vérifiez votre couverture à l’étranger. Il est souvent nécessaire de souscrire une assurance complémentaire (santé, accident, assistance rapatriement, responsabilité civile).
  • Financement : Renseignez-vous sur les aides : bourse Erasmus+ (Europe), bourses régionales ou départementales, aides spécifiques de votre école ou université, voire de collectivités locales ou de fondations privées.

Anticipez ces formalités dès la réception d’une proposition concrète, car les délais peuvent être longs et les pièces justificatives nombreuses.


Préparer son départ : les derniers réglages pour bien réussir


Une fois le stage décroché, préparez-vous concrètement :

  • Logement : L’entreprise ou l’université d’accueil proposent parfois des solutions. Sinon, tournez-vous vers des sites spécialisés, groupes Facebook locaux, logements étudiants ou auberges de jeunesse pour les premières semaines.
  • Démarches bancaires : Ouvrez un compte local si nécessaire, renseignez-vous sur les frais bancaires internationaux, prévoyez quelques moyens de paiement différents.
  • Vie quotidienne : Prévoyez un minimum de vocabulaire utile, informez-vous sur les usages locaux (horaires, tenues vestimentaires, transports, alimentation, numéros d’urgence…).
  • Culture : Initiez-vous autant que possible à la culture du pays : préparez vos interlocuteurs, notez des différences culturelles majeures, évitez les impairs qui pourraient marquer dès le premier contact.

Il peut être rassurant de contacter à l’avance un ou deux « repères » locaux (autres stagiaires français, communauté Erasmus, association locale) pour faciliter l’intégration dès le début.


Maximiser l’impact de son stage à l’international


N’attendez pas la fin de votre expérience pour en tirer pleinement parti :

  1. Gardez trace de vos missions : Notez vos apprentissages, les compétences développées, les réalisations concrètes. Cela facilitera la rédaction future de votre CV.
  2. Travaillez la langue au quotidien : Participez à la vie de l’équipe, évitez de ne discuter qu’avec d’autres Français. C’est aussi l’occasion de faire évoluer son niveau linguistique rapidement, notamment en dépassant la peur de faire des erreurs.
  3. Dynamisez votre réseau : Échangez avec différents interlocuteurs (tuteurs, collègues, autres stagiaires, clients…), gardez contact par LinkedIn ou e-mail, ils peuvent ouvrir de nouvelles portes pour la suite.
  4. Demandez une attestation ou une lettre de recommandation : Idéal à la fin du stage, tant que votre travail est frais dans la mémoire de votre tuteur.

Anticiper les défis : culture, isolement et adaptation


Vivre et travailler à l’étranger, même pour quelques mois, n’est pas qu’une suite de découvertes enthousiasmantes :

  • Le choc culturel : Tâchez de comprendre les différences de rythme, de hiérarchie, de communication ou de gestion du temps.
  • L’isolement : Acceptez les moments de solitude, mais stimulez l’intégration en rejoignant clubs locaux, associations étudiantes, sportifs ou artistiques.
  • L’adaptabilité : Soyez patient avec vous-même comme avec les autres ; une attitude ouverte, curieuse, humble, est le meilleur « outil » pour dépasser les frustrations initiales.

« Lors de mon stage en Espagne, j’ai dû m’adapter à des horaires très décalés par rapport à la France, à une communication plus informelle que ce à quoi je m’attendais, et j’ai appris qu’il vaut mieux demander de l’aide plutôt que de rester bloqué. Ce choc culturel s’est vite transformé en apprentissage ! »
– Témoignage d’Émilie, ancienne stagiaire à Madrid

Faire reconnaître et valoriser son stage à l’international


Votre expérience ne doit pas se limiter à une ligne sur le CV !
Pour bien la valoriser :

  • Rédigez une rubrique « expériences internationales » avec tâches, réalisations et enseignements concrets.
  • Précisez le contexte : langue utilisée, adaptation, prise d’initiatives, échanges multiculturels…
  • Utilisez votre expérience pour répondre aux questions d’entretien sur la gestion du changement, la débrouillardise ou le travail en équipe internationale.
  • N’hésitez pas à solliciter l’équivalence de votre stage pour valider des unités de formation ou obtenir des crédits ECTS auprès de votre établissement.

Au-delà de l’aspect professionnel, ce type de stage transforme souvent la vision de son futur et développe des atouts personnels durables.


Bourses et aides à la mobilité internationale


Le financement est souvent le frein principal pour beaucoup d’étudiants. Outre Erasmus+ pour l’Europe, d’autres dispositifs existent :

  • Bourses régionales, départementales : de nombreuses collectivités récompensent la mobilité des jeunes (appels à projets, aides à la mobilité internationale, etc.).
  • Aide à la mobilité de la CAF, CNOUS, CROUS : sous conditions de ressources ou de programme.
  • Bourses sectorielles : Certaines filières (scientifique, culturelle, humanitaire) proposent des financements spécifiques.
  • Fondations, associations, chambres de commerce franco-étrangères : pour compléter un budget ou faciliter les démarches.

Pensez à vous y prendre très en amont car les délais de dépôt sont parfois longs, et les pièces justificatives nombreuses.


En résumé : les étapes à retenir pour réussir son stage à l’étranger


  • Clarifiez vos objectifs et repérez vos critères clés.
  • Multipliez les sources de recherche de stage, ne vous limitez pas aux plateformes classiques.
  • Soignez chaque candidature : adaptez CV et lettre au pays et à l’entreprise visés.
  • Anticipez la logistique (visa, convention, assurance, financement).
  • Préparez-vous culturellement pour mieux vivre la transition (et les inévitables surprises).
  • Valorisez votre expérience pour qu’elle pèse vraiment dans la suite de votre parcours professionnel.

Un stage à l’international n’est pas seulement un tremplin pour la langue ou le CV : c’est un révélateur d’énergie, d’autonomie et d’ouverture, autant apprécié dans les entreprises que pour les orientations futures.
Pour aller plus loin, consultez nos dossiers dédiés à la mobilité internationale, à la rédaction de lettres de motivation et à la valorisation des compétences sur formationconcrete.fr.

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