Compétences & métiers

Développer ses compétences : astuces pour rester attractif sur le marché du travail

Par Maxime
6 minutes

Les nouveaux enjeux de l’employabilité : pourquoi actualiser ses compétences ?


Dans un environnement professionnel en mutation constante, le maintien – voire le développement – des compétences est devenu un impératif pour toute personne souhaitant évoluer ou simplement rester en poste. L’automatisation, la transition numérique, le télétravail, l’apparition de nouveaux métiers ou la généralisation de l’intelligence artificielle bouleversent le marché de l’emploi. Dans ce contexte, la capacité à apprendre et à s’adapter est une vraie force pour sécuriser son parcours, gagner en mobilité interne ou externe, et aussi renforcer sa confiance en soi.


Mais par où commencer ? Entre formation, expériences terrain, certifications ou auto-apprentissage, de nombreux leviers existent pour booster sa valeur professionnelle et anticiper l’avenir. Nous vous livrons ici des pistes concrètes, des clés de méthode et des astuces pratiques pour ancrer durablement l’apprentissage dans votre routine, quel que soit votre profil.


Identifier les compétences recherchées sur le marché


Toute démarche de développement passe par une première phase d’observation et d’analyse. Il s’agit de repérer les compétences prisées par les employeurs, celles qui émergent dans votre secteur, mais aussi les « savoirs cachés » qui font la différence.


  • Consultez régulièrement les offres d'emploi correspondant à votre métier ou à votre ambition : les prérequis et mots-clés récurrents sont révélateurs des attentes actuelles.
  • Échangez avec des professionnels en poste (réseaux, alumni, rencontres sectorielles). Ils peuvent partager leurs observations sur l’évolution du métier ou des besoins de l’entreprise.
  • Appuyez-vous sur les enquêtes de Pôle emploi, de l’Apec ou de votre branche professionnelle : ces baromètres listent les tendances fortes et les profils « en tension ».
  • Misez aussi sur les soft skills (savoir-être, adaptabilité, créativité, communication) : elles gagnent en importance à l’heure de la transversalité et du travail en mode projet.

Faire le point sur ses acquis et cibler ses axes de progrès


Avant de s’engager dans une formation ou un projet d’évolution, il est utile de dresser un bilan honnête de ses forces, de ses connaissances et de ses lacunes. Ce travail d’auto-analyse permet de construire un plan d’action réaliste et personnalisé.


  • Réalisez un inventaire de vos compétences : techniques, organisationnelles, humaines, linguistiques.
  • Confrontez-les aux référentiels de poste, fiches métiers ou attentes du secteur.
  • Demandez un feedback à vos encadrants ou collègues : ils pointent souvent des talents sous-estimés ou au contraire des axes à renforcer.
  • Utilisez des outils comme le Passeport Orientation Formation ou des tests d’auto-évaluation disponibles en ligne pour structurer votre démarche.

Adopter la logique du « learning by doing »


Développer de nouvelles compétences ne rime pas toujours avec retour en formation longue. L’expérimentation directe, les projets concrets et l’apprentissage « sur le tas » sont des leviers puissants, qui correspondent aux attentes du terrain.


  • Proposez-vous sur de nouveaux projets transverses au sein de l’entreprise, pour pratiquer en situation réelle (gestion de projet, animation d’équipe, déploiement numérique…).
  • Expérimentez le mentorat ou le tutorat : transmettre, encadrer ou accompagner un collègue vous oblige à clarifier et enrichir vos connaissances.
  • Participez à des événements hors de votre zone de confort : hackathons, ateliers collaboratifs, réseaux d’entreprises, initiatives associatives.
  • Multipliez les « petits pas » : s’engager sur une mission courte, un test d’outil numérique ou une nouvelle méthodologie permet d’actualiser ses savoirs en continu.

Se former efficacement : choisir le bon format


La formation professionnelle s’est largement libéralisée ces dernières années. Il existe aujourd’hui une infinité de formats – courts ou longs, en ligne ou en présentiel, certifiants ou non – pour progresser à son rythme et concilier activité et apprentissage. Le tout est de bien cibler son besoin et d’adopter la démarche la plus pertinente pour soi.


Formations courtes et micro-learning

  • Les MOOC et plateformes de cours en ligne (OpenClassrooms, Coursera, LinkedIn Learning) permettent d’acquérir de nouvelles compétences sur des modules de quelques heures à quelques semaines.
  • Les webinaires et ateliers interactifs : idéals pour s’initier à une thématique, échanger en direct et mettre à jour ses connaissances.
  • Les autoformations et tutoriels : blogs spécialisés, vidéos YouTube ou podcasts pédagogiques sont des ressources gratuites accessibles à tout moment.

Formations certifiantes et reconversion

  • Le bilan de compétences : un accompagnement personnalisé pour prendre du recul, définir ou valider un projet d’évolution et identifier les formations adaptées.
  • Les certifications reconnues : Passez une certification (ex : TOEIC pour l’anglais, TOSA pour le numérique…) pour attester officiellement d’un niveau ou d’une spécialisation.
  • Les parcours diplômants en alternance ou en VAE : valider ses acquis par l’expérience, c’est valoriser son parcours sans repartir de zéro.

Valoriser ses compétences, un enjeu de visibilité


Savoir, c’est bien. Savoir faire reconnaître ses compétences, c’est indispensable pour attirer l’attention des recruteurs, évoluer en interne ou sécuriser sa trajectoire. Quelques réflexes à adopter :


  • Mettez à jour votre CV et votre profil LinkedIn chaque fois que vous validez un nouveau savoir ou une réalisation significative.
  • Rédigez des bilans de projet : ils prouvent concrètement votre capacité à gérer une mission, à innover ou à travailler en équipe.
  • Demandez des attestations, badges ou recommandations à l’issue d’une formation, d’un bénévolat ou d’une expérience valorisante.
  • Partagez votre expérience sur des réseaux spécialisés, salons, forums métiers ou lors de conférences locales.

Astuces pour rester motivé(e) dans la durée


Se former et progresser ne sont pas toujours naturels sur la durée, surtout avec un emploi du temps déjà chargé. Voici quelques conseils pour intégrer l’apprentissage à votre quotidien sans vous épuiser :


  • Fixez-vous des objectifs réalistes et gradués (acquérir une compétence par trimestre, valider deux modules en six mois…)
  • Créez une routine d’apprentissage : réservez un créneau régulier (pendant vos trajets, le soir, le weekend) dédié à la veille ou à la micro-formation.
  • Constituez un groupe de pairs ou de soutien : progresser à plusieurs favorise la motivation et le partage de bonnes pratiques.
  • Récompensez chaque étape franchie : la progression, même minime, mérite d’être valorisée pour entretenir la dynamique.

Anticiper l’avenir : osez la polyvalence et la curiosité


Les métiers évoluent, certaines compétences deviennent obsolètes tandis que de nouveaux besoins émergent. Miser uniquement sur la spécialisation n’est plus toujours la stratégie gagnante. Il est essentiel de garder une part de polyvalence et de curiosité : se former à des outils numériques, explorer un secteur connexe, acquérir un langage informatique basique, s’intéresser à la gestion de projet ou aux soft skills garantissent une meilleure adaptabilité.


« Seule la capacité à apprendre en continu est vraiment pérenne sur le marché du travail. Oser sortir parfois de sa zone de confort, c’est avoir un coup d’avance. »

Le rôle clé de la veille professionnelle et de l’apprentissage continu


Se tenir informé des évolutions métier, des innovations, des nouveaux usages ou des réglementations impacte directement votre employabilité. La veille professionnelle doit faire partie de votre routine :


  • Abonnez-vous à des newsletters sectorielles, suivez des sites spécialisés, des podcasts ou des groupes LinkedIn de votre domaine.
  • Participez à des événements professionnels : salons, conférences, afterworks, masterclasses.
  • Entretenez votre réseau : l’échange régulier avec d’autres professionnels permet de décrypter les tendances et de saisir des opportunités.

Se former sans se ruiner : pensez aux dispositifs de financement


La question du coût ne doit pas être un frein. Plusieurs dispositifs existent pour rendre la formation accessible :


  • Le Compte Personnel de Formation (CPF), mobilisable pour financer des formations qualifiantes ou des bilans de compétences.
  • Les dispositifs de l’entreprise : plan de développement des compétences, actions de formation internes, tutorat…
  • Des formations gratuites ou des webinaires d’initiation proposés par des écoles, des CCI ou des associations professionnelles.

Faire de la compétence une attitude : le dernier secret de l’attractivité


La compétence n’est pas qu’un ensemble de savoirs techniques ou intellectuels. C’est une posture : capacité à se remettre en question, volonté d’évoluer, ouverture à l’innovation et capacité à transmettre. Sur un marché du travail exigeant, c’est cette démarche proactive, régulièrement actualisée, qui fait toute la différence face aux recruteurs ou dans une démarche de mobilité interne.


« L’apprentissage ne se résume pas à un passage en formation : il s’infuse au quotidien, dans chaque nouveau défi ou chaque rencontre professionnelle. »


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