Pourquoi la motivation est au cœur de tout projet d’orientation
Faire un choix d’orientation, que ce soit au lycée, à l’université ou dans le cadre d’une reconversion, est un processus complexe. Face à la multitude de filières, de métiers et de parcours possibles, un facteur est souvent mis en avant comme décisif : la motivation. Mais concrètement, que recouvre ce terme, et en quoi la motivation doit-elle être centrale lorsqu’il s’agit de dessiner son avenir professionnel ?
Définir la motivation dans le contexte de l’orientation
La motivation ne se limite pas à un “envie passagère” ou un goût momentané pour une discipline. Dans le champ de l’orientation, elle désigne l’ensemble des forces qui poussent une personne à s’intéresser à une voie, à persévérer malgré les difficultés, et à s’investir durablement.
- Motivation intrinsèque : provient d’un intérêt profond, du plaisir, de la curiosité ou du sens trouvé dans l’activité elle-même.
- Motivation extrinsèque : s’appuie sur des facteurs extérieurs (reconnaissance, débouchés, niveau de salaire, attentes familiales, prestige du diplôme).
Réussir son orientation revient souvent à équilibrer ces deux sources de motivation tout en prenant en compte ses contraintes et ses aspirations personnelles.
Pourquoi la motivation est-elle essentielle pour s’orienter ?
Plusieurs études en psychologie et en sciences de l’éducation montrent que la motivation joue un rôle-clé dans l’engagement, la réussite et l’épanouissement scolaire ou professionnel. Lorsque la motivation est forte :
- On affine sa réflexion, va au bout de ses recherches et multiplie les démarches pour s’informer sur les parcours qui nous attirent.
- On est prêt à surmonter les obstacles : difficulté des études, période de doute, nécessité d’apprendre de nouvelles compétences.
- On développe plus facilement son autonomie et on se projette sur le long terme.
- En cas d’échec ou de difficultés, la motivation aide à rebondir et à réajuster son chemin, plutôt qu’à abandonner.
En d’autres termes, la motivation est le carburant indispensable à toute trajectoire qui se veut réfléchie et constructive.
Identifier ses sources de motivation
Pour placer la motivation au cœur de son choix, il convient de l’identifier clairement. Quelques questions pour nourrir votre réflexion :
- Qu’est-ce qui me donne envie de me lever le matin ? Réfléchissez à ce qui vous anime : réussir, aider les autres, créer, découvrir, transmettre…
- Quels sont mes intérêts réels ? Revoyez vos activités préférées, même en dehors de l’école ou du travail.
- Quel type d’environnement me stimule ? Préférez-vous la stabilité ou l’aventure, le collectif ou le travail en solo, la création ou l’analyse ?
- Quelles valeurs sont importantes pour moi ? Utilité sociale, innovation, autonomie, sécurité… Identifiez vos priorités.
Prendre le temps de faire cet “inventaire motivationnel” est un gage de maturité et d’authenticité dans ses choix.
Mieux se connaitre pour choisir en toute conscience
Le premier écueil de l’orientation est de croire que l’on peut réussir dans n’importe quel domaine à partir du moment où “il y a du travail”. Si certains paramètres extérieurs sont incontournables (débouchés, niveau de salaire, accessibilité), force est de constater que l’absence de motivation réelle est à l’origine de nombreux décrochages, abandon d’études ou reconversions tardives.
Il est alors indispensable de croiser :
- La connaissance de ses compétences et atouts.
- La prise en compte de ses contraintes personnelles (mobilité, situation financière, contexte familial…).
- L’analyse sincère de ce qui donne du sens à son quotidien.
L’objectif n’est pas de dissocier intérêts et débouchés, mais de placer la motivation comme filtre premier pour explorer et hiérarchiser les options qui s’offrent à soi.
La motivation face aux obstacles de l’orientation
Choisir une voie motivante n’est pas toujours simple : il arrive que ses envies se heurtent à la réalité du marché du travail, à des résultats scolaires insuffisants ou à un manque d’information. Dans ce cas, la motivation permet de soutenir :
- La persévérance : accepter de faire des efforts, s’exposer à la critique, multiplier les tentatives.
- L’adaptabilité : transformer sa motivation initiale, par exemple en découvrant des métiers voisins ou des voies parallèles qui suscitent également l’intérêt.
- L’auto-motivation : apprendre à se donner des objectifs intermédiaires, à s’auto-évaluer, à nourrir sa curiosité.
Il s’agit souvent de ne pas “idéaliser” des secteurs, mais d’ancrer sa motivation dans des expériences concrètes : immersion, stage, interview de professionnels, engagement associatif, etc.
Des outils pour mesurer et encourager sa motivation
De nombreux outils et dispositifs existent pour aider à mieux cerner ses ressorts motivationnels :
- Tests d’intérêts professionnels : ils aident à repérer les univers, types d’activité et environnements qui résonnent avec votre profil.
- Portfolio de compétences : en listant ce que vous aimez faire et ce que vous savez déjà faire, vous y trouverez souvent un lien direct avec vos motivations.
- Bilans d’orientation ou d’accompagnement : avec l’aide d’un conseiller, d’un coach ou d'un professionnel, vous pouvez verbaliser, clarifier et challenger vos moteurs personnels.
- Expérimentations rapides : participer à un atelier, observer une journée type, réaliser un stage court… Ces expériences boostent ou confirment la motivation de terrain.
L’écoute, le dialogue et la confrontation à la réalité sont des alliés incontournables pour aiguiser sa motivation.
Témoignages : la motivation comme révélateur de vocation
b J’ai longtemps hésité entre commerce et métiers du social. Après un stage d’observation en PMI, j’ai eu un déclic. L’accompagnement des familles, la variété des situations, tout cela m’a motivée à poursuivre en BTS ESF. Les études ont parfois été difficiles, mais je n’ai jamais douté de mon choix. bb – Chloé, 24 ans, conseillère sociale.
ab J’étais passionné par le numérique mais je craignais la concurrence et le niveau requis. J’ai d’abord pris le temps de suivre des MOOCs, puis contacté des anciens diplômés. Plus je découvrais le secteur, plus je me sentais motivé. C’est cette envie qui m’a permis de décrocher un premier stage, puis une école d’ingénieurs. bb – Amine, 22 ans, étudiant.
Ces exemples montrent que la motivation, loin d’être figée, se construit et s’éprouve dans l’action. Elle oriente, nourrit et redonne du sens au parcours, même en cas de doutes.
Conseils pour cultiver et affiner sa motivation
- N’hésitez pas à explorer différentes pistes, même de façon informelle.
- Rapprochez-vous de professionnels ou d’étudiants déjà engagés dans les voies qui vous attirent.
- Confrontez vos motivations à la réalité. Un secteur paraissant “motivant” de l’extérieur peut révéler des aspects méconnus qui renforceront ou nuanceront votre intérêt.
- Acceptez d’évoluer : la motivation d’aujourd’hui n’est pas forcément celle qui vous portera toute une vie. Restez flexible et ouvert.
À retenir pour placer la motivation au centre de ses choix d’orientation
- Clarifiez vos moteurs internes : pourquoi cette voie et pas une autre ?
- Expérimentez et osez passer à l’action : la motivation s’éprouve sur le terrain.
- Ne sous-estimez pas le pouvoir de l’envie : elle vous permettra de tenir sur la durée et de donner du sens à vos efforts.
- En cas de doute, osez demander conseil ou accompagner votre réflexion via les dispositifs spécialisés, les bilans, ou l’accompagnement personnalisé.
- Assumez vos choix : une motivation nourrie, réfléchie et assumée est un gage d’épanouissement et d’adaptabilité professionnelle.
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